Gérer les pleurs de bébé ? Essayez ces solutions

Votre nourrisson, à sa naissance et pour pas mal de temps, est totalement dépendant de vous pour tous ses besoins, sauf respirer. Pleurer, c’est son seul moyen pour communiquer avec vous et vous solliciter ! Mais un constat s’impose : rien n’est plus stressant pour un parent que d’entendre son bébé pleurer sans comprendre pourquoi. Or durant les premiers âges de la vie où l’enfant ne sait pas encore parler, cette situation frustrante se reproduit très fréquemment. Apprendre à gérer les pleurs de bébé devait forcément faire l’objet d’un de mes billets.

Je liste ici quelques conseils que j’ai appliqués moi-même. Mais surtout postez vous-même en commentaire vos trucs et astuces pour que d’autres parents puissent y trouver des solutions concrètes. Ce qui marche pour votre enfant peut fonctionner pour d’autres 😉

Comprendre pourquoi son bébé pleure ?

Dégageons toute de suite d’une idée reçue : un bébé ne pleure jamais « pour rien ». Rappelez vous qu’il n’a pas d’autres moyens pour communiquer avec vous. Il vous signale de cette manière qu’il a besoin de vous parce qu’il se sent mal. Après les raisons de son mal-être peuvent varier : la faim, la douleur, la fatigue bien sûr, mais aussi l’ennui, la frustration, le besoin d’affection. C’est à vous, adulte, d’analyser la situation pour savoir quelle est l’origine du problème. Avec pour objectif de trouver une solution pour mettre fin aux pleurs. C’est très compliqué aux débuts de votre « vie commune » mais on finit par savoir décoder ces messages cryptés 🙂

La faim, source majeure des larmes de bébé

Même s’il est coutume de dire qu’un nourrisson a faim toutes les trois heures, votre enfant n’a pas une horloge dans le ventre ! Pour Stan que j’ai nourri au sein, ses demandes pour s’alimenter étaient plus souvent de l’ordre de toutes les 2h voire 1h30… normal car le lait maternel est plus vite digéré par l’organisme du bébé… donc il a plus souvent faim. Inutile de vouloir le faire attendre et le laisser pleurer sous prétexte de le réguler. Il finira par se réguler tout seul. Ne soyez pas inquiet sur ce point. J’en ai fait l’expérience avec mon fils. Je l’ai nourri à la demande. Parfois, cela me semblait très (trop) fréquent, en particulier la nuit quand je voulais dormir. Mais au final, en quelques mois, il a fini par manger régulièrement.

Les pleurs pour signaler la faim sont reconnaissables : un cri très fort au départ, suivi d’une série incessante de cris de plus en plus forts tant que le besoin n’a pas été satisfait. Comme un crescendo pour les amateurs de musique 😉 Si vous identifiez que c’est la raison du problème, dégainez au plus vite votre sein ou votre meilleur biberon pour gérer les pleurs de bébé efficacement ;-).

L’inconfort d’une couche sale

Pampers & co nous vantent qu’avec leurs couches, bébé peut rester des heures sans avoir la sensation d’être mouillé… Mais personne n’a encore pu interviewer un nourrisson pour vérifier si c’est exact ! Il est évident qu’une couche sale doit être très désagréable. En tout cas, je sais que Stan ne supportait pas d’être mouillé. Dès qu’il était sale, il savait comment nous le faire savoir pour être changé rapidement ! Alors si votre bébé pleure, ayez le réflexe de vérifier si ce n’est pas tout simplement la raison du problème.

Une température désagréable

Par défaut, nous habillons nos bébés comme nous souhaiterions être habillés si nous étions à leur place, avec une épaisseur en plus. Mais tout le monde n’a pas le même niveau de sensibilité au froid ou au chaud. J’en veux pour preuve d’avoir souvent constaté des désaccords à ce sujet chez de nombreux parents. Lui faut-il une écharpe et un bonnet pour sortir ou son manteau est-il suffisant ?… Un vrai dilemme au moment d’aller au parc !

Pour savoir si votre enfant a éventuellement trop chaud, vous pouvez vérifier s’il transpire au niveau du cou. Si c’est le cas, vous n’aurez qu’à lui enlever une couche de vêtements ! En Guadeloupe, la question se pose moins étant donné que la température reste toujours dans un même ordre de grandeur tout au long de l’année, de jour comme de nuit. Du coup, Stan restait le plus souvent en couche tout au long de la journée, en tout cas à la maison !

La fatigue, autre source des crises de pleurs de bébé

Les bébés ont besoin de calme. Le déroulé d’une journée peut vite les fatiguer, surtout s’ils ont été confrontés à du bruit, à des visites ou à différentes sources d’agitation. Quand il est dans cet état de fatigue et qu’il pleure, votre enfant cherche à vous faire comprendre qu’il veut que toute cette agitation s’arrête. C’est sa manière à lui de vous dire STOP ! Or souvent, notre activité et notre rythme nous amènent à pratiquer des activités pas toujours compatibles avec le rythme de notre bébé. Par exemple, évitez de choisir d’aller faire vos courses en fin d’après-midi !

Jeune enfant fatigué en pleurs

Le besoin de câlins

Là encore, les bébés ne diffèrent pas des adultes. Il nous arrive à tous d’avoir besoin de réconfort. Parfois en pleurant, votre nouveau-né vous appelle car il a envie d’être pris dans les bras pour être bercé. Il est désormais reconnu que les nouveau-nés ont un très grand besoin de contacts physiques pour se sentir rassurés. Grâce au toucher, l’enfant sécrète naturellement de l’ocytocine, une hormone aux vertus multiples, favorisant l’attachement, le sentiment d’appartenance à un groupe et la confiance entre les éléments du groupe.

Les coliques

J’en parle ici car les coliques concernent beaucoup d’enfants. Mais nous avons eu la chance que Stan ne souffre pas de ce problème. Le terme renvoie ici à des crises de pleurs, d’une durée de 2 à 3 heures qui surviennent de manière très régulière, plusieurs fois par semaine, en général en fin d’après-midi ou en soirée. Parfois, elles sont associées à d’autres symptômes comme des régurgitations et/ou des gaz. Elles déroutent n’importe quel parent, suscitent un sentiment d’impuissance et d’incompétence. Malheureusement, leurs origines n’ont pas encore pu être clairement établies : immaturité du système digestif, allergie alimentaire ou migraine… Le corps médical n’a pas arrêté de manière définitive la source des tourments de certains bébés.

Comment aider son bébé à arrêter de pleurer

Soyons honnête tout de suite : il n’existe pas de recette miracle ou de solution qui marche dans 100% des cas. Avec les enfants, c’est toujours du cas par cas. Ce qui marche un jour peut ne pas fonctionner le lendemain. Aujourd’hui vous avez su gérer les pleurs de bébé mais demain, vous serez peut-être totalement dépourvus ou vice et versa. Vous êtes prévenus ! 😉

Quoi qu’il en soit, ne doutez jamais de vos compétences en tant que parents. Je sais que c’est facile à dire. J’ai moi-même douté et je doute encore de temps à autre quand je dois surmonter une situation compliquée avec Stanislas. Mais pour les pleurs, dites vous que l’essentiel est que votre enfant sente que vous cherchez à le réconforter, même si vous n’y parvenez pas tout de suite.

Du coup, première idée dont vous pouvez vous débarrasser : la solution qui consisterait à laisser hurler son tout-petit. Avec le bon adage au coin de la bouche qui veut que « ce soit bon pour qu’il se « fasse » les poumons ». Longtemps appliquée par de nombreux parents, nous savons aujourd’hui que cette attitude est à bannir. Dans les premières semaines qui suivent la naissance de votre nouveau-né, vous devez intervenir dès qu’il se manifeste.

Petit préalable : les conseils que j’énonce ci-dessous sont dans le cas où les solutions ou les raisons les plus simples ne sont pas efficaces (il vient de manger, il vient d’être changé, il vient de se réveiller).

Rester soi-même le plus calme possible ou passer le relais

Mon premier conseil serait d’essayer de rester calme même si les cris stridents de votre enfant peuvent vous mettre dans une situation de tension nerveuse réelle. Mais sachez que tous les parents ressentent ce genre de moments difficiles à surmonter. Or les bébés sont très sensibles à leur environnement et s’ils vous sentent tendu(e), ils ne parviendront pas à s’apaiser.

  • Mais si vous sentez que vous ne parvenez pas à vous maîtriser et que vous êtes seul(e), le plus raisonnable est de placer votre bébé dans un endroit sécurisé (son parc, son berceau) et d’aller vous isoler un moment le temps de reprendre vos esprits et votre calme.
  • Si vous avez la chance d’être entourée à ce moment là, n’hésitez pas à confier votre bébé à votre conjoint(e), à ses grands-parents ou à un(e) ami(e) disponible pour vous reprendre. Il n’y a aucune honte à admettre que momentanément, on ne peut pas gérer une situation.

Dans tous les cas, ne secouez jamais votre bébé car vous pourriez lui causer des dommages cérébraux irrémédiables.

Mon conseil vaut aussi quand votre enfant grandit. Aucune chance qu’il parvienne à satisfaire à votre demande de se calmer si vous êtes vous-même au bord de la crise de nerfs… 😉 Mais je reconnais volontiers que cela a pu m’arriver plus d’une fois.

Changer d’environnement pour gérer les pleurs de bébé

La poussette, un bon moyen pour gérer  les pleurs de bébé

Comme évoqué, les bébés peuvent aussi pleurer car ils s’ennuient et ont besoin de se changer les idées. Alors leur proposer d’aller faire une promenade en poussette ou en voiture peut être la solution qui fonctionnera. D’autant que le ronronnement du moteur, les bruits lointains de la rue autour de lui ou encore le mouvement de la poussette pourront le bercer et l’apaiser. Il se pourrait même qu’il parvienne alors à trouver le sommeil. Pour Stanislas, c’est sans conteste les ballades en voiture qui remportent la palme de la solution pour l’apaiser 🙂

Masser votre bébé

Le contact physique est primordial, nous l’avons déjà dit. Le fait de sentir votre peau contre la sienne contribue à l’apaiser et à ce qu’il se sente rassuré. J’avoue que j’ai moi-même essayé de me former en achetant un livre conseillé par ma sage-femme pour savoir comment masser Stanislas. Bien qu’il s’agisse d’un classique, Shantala – Un art traditionnel, le massage des enfants, je n’ai jamais constaté un effet immédiat sur lui. Je reste convaincue que pour certains bébés, surtout s’ils ont mal au ventre ou ont des gaz, cette technique peut les libérer d’un spasme douloureux. Donc vous pouvez toujours essayer et voir si ça fonctionne pour votre enfant.

Utiliser un porte-bébé pour gérer les pleurs de bébé

Le porte-bébé, une solution pour gérer les pleurs de bébé

C’est une solution qui nous a souvent aidés quand nous avions tout vérifié (faim, propreté, chaleur…) et que nous n’arrivions toujours pas à comprendre ce qui gênait Stanislas. Nous l’installions dans notre porte-bébé ergonomique et le contact physique du corps à corps suffisait à le calmer. Ce matériel de puériculture présente de nombreux autres avantages que j’ai listés dans un autre article que je vous invite à lire.

Gardez à l’esprit qu’il faut plusieurs années à votre enfant pour que son cerveau parvienne à la maturité nécessaire pour gérer ses émotions. Progressivement, les pleurs de bébé deviennent moins fréquents pour disparaître avec le temps. Quand j’étais sur le point de craquer, me projeter ainsi dans le futur m’a aidé à supporter ces moments difficiles.

Quelques recommandations complémentaires :

FAQ « Gérer les pleurs de bébé »

Pourquoi bébé pleure beaucoup ?

Les pleurs sont le moyen à disposition des bébés pour communiquer avec leurs parents puisqu’ils ne maîtrisent pas le langage. Le décodage de la demande peut être compliqué tant les raisons de pleurs sont nombreuses. Ils pleurent pour nous dire qu’ils ont faim, qu’il ont chaud, qu’ils ont besoin d’être changé car leur couche est sale, que quelque chose les gêne ou les gratte, qu’ils ont envie d’un câlin, qu’ils sont fatigués, qu’ils ont mal quelque part ou encore qu’ils s’ennuient et veulent changer d’air. Certains bébés pleurent davantage que d’autre sans que l’on puisse avoir une explication précise.

Comment apaiser bébé la nuit ?

Il n’y a pas de recette miracle. Vous pouvez déjà essayer de créer un environnement sécurisant et placer une veilleuse. Ainsi la chambre de bébé ne sera pas totalement dans l’obscurité. S’il se réveille et pleure, commencer par vérifier s’il est propre. Ensuite si ce n’est pas l’origine du problème, il faut le rassurer. Prenez le dans vos bras pour lui faire un câlin, le bercer et lui chanter tout doucement à son oreille. Si vous ne parvenez pas à le calmer, vous pouvez essayer de le caresser et de le masser également. Enfin, si vous en avez un, pensez à le placer dans votre porte-bébé. Cela peut aussi aider à l’apaiser grâce au corps à corps.

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