4 techniques pour aider votre enfant à manger moins de sucre

La question de manger moins de sucre peut paraître anodine à première vue. Mais quand je constate le nombre croissant d’enfants autour de moi en surpoids, je trouve qu’elle mérite considération. Car pour le sucre, comme pour le sel : il s’agit d’habitudes alimentaires souvent acquises de manière très précoce.

Quand j’étais enceinte, j’ai bien sûr cherché à savoir ce qui se passait à l’intérieur de moi. Je voulais comprendre comment mon petit habitant squatteur ressentait ce que je pouvais faire, éprouver et manger. J’ai été frappée de lire qu’in utero, le fœtus, entre 4 et 6 mois, est déjà capable de réagir à l’ingestion de sucre. En effet, il déglutit plus vite si le liquide amniotique est plus sucré. Cette information s’est télescopée avec deux tristes constats autour de moi :

  • je vois régulièrement de jeunes enfants ingurgiter une grande quantité de sucre sous forme de boissons sucrées et autres sodas.
  • 28 % des admissions en Affection Longue Durée pour diabète des jeunes âgés de moins de 15 ans sont dues à un diabète de type 2 en Guadeloupe contre 10 % en France hexagonale. (source : Observatoire régional de santé de la Guadeloupe)

Alors nous sommes très vigilants avec Papa Crapule pour limiter les apports en sucre dans l’alimentation quotidienne de Stanislas.

Pour diminuer le sucre, proposer en priorité de l’eau à toute occasion

Il ne s’agit là que d’appliquer de simples recommandations de bon sens. C’est inscrit noir sur blanc dans le carnet de santé de nos enfants : donner de l’eau pure. Simple mais efficace, surtout quand on vit dans un pays tropical où les fortes chaleurs peuvent durer plusieurs mois de l’année. Ainsi depuis qu’il est bébé, nous avons insisté pour que tout le monde donne de l’eau à Stanislas dès qu’il indiquait avoir soif. Commencer par reculer l’âge à partir duquel votre enfant va découvrir les boissons sucrées limite de manière automatique sa consommation globale.

Ce n’est que récemment, depuis ses 2,5 ans, que nous autorisons lors des repas de famille à ce qu’il boive un ou deux verres de jus très largement coupés avec de l’eau sur une après-midi entière. Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas tout interdire. Nous avons trouvé un compromis qui contente tout le monde :

  • Stanislas a l’impression de boire du jus comme les autres enfants
  • Nous limitons ses apports journaliers en sucre.

Au final il continue d’être très sensible à toute présence de sucre dans son eau. Stan n’a pas besoin d’une grande quantité de jus pour avoir l’impression que sa boisson est sucrée. Il nous demande toujours de l’eau quand il a soif. Et c’est bien cela notre objectif : qu’il considère l’eau comme LA boisson pour se (ré)hydrater en priorité.

Pour manger moins de sucre, cuisiner des plats faits maison

Je travaille comme de très nombreuses femmes. Alors oui, opter pour le fait-maison représente des sacrifices. Des sacrifices sur votre temps libre et vos loisirs. Et j’ai bien sûr l’impression parfois / souvent de ne « faire que ça » entre les compotes et les plats que je cuisine pour la semaine.

En plus d’être plus économique, cela permet de contrôler davantage ce que nous ingérons chaque jour. Je privilégie toujours les aliments / ingrédients les moins transformés quand je fais mes courses. Justement pour essayer de maîtriser notre alimentation, à commencer par celle de Stanislas. L’objectif : limiter le sucre, le gras, les exhausteurs de goût et les additifs en tout genre qui peuplent les plats préparés. Après, je choisis des recettes simples et rapides pour optimiser mon temps. D’ailleurs c’est pour cela que j’ai ajouté une section de billets dédiés à ce sujet pour vous aider à trouver des idées applicables au delà des grands discours.

Mais si vous n’avez pas le temps pour cuisiner vous même, privilégiez autant que possible les aliments les moins transformés possibles. Comme je l’indique dans mon article sur les compotes, vous pouvez acheter des purées de fruits qui sont par définition sans sucre ajouté plutôt que des compotes, justement.

Pour manger moins de sucre, faire preuve de pédagogie

Maintenant que Stanislas commence à maîtriser le langage, il est évidemment plus facile de lui expliquer ce qui est bon ou mauvais pour la santé. Il intègre lui-même un grand nombre d’informations et peut lui-même déclarer : les légumes sont bons pour la santé. Il lui arrive aussi de plus en plus de dire aux adultes qu’ils consomment des produits qui sont « mauvais pour leur santé » !

A l’inverse, s’il veut un paquet de bonbons dans un magasin, je lui explique que je ne vais pas en acheter car c’est rempli de sucre et que manger trop de sucre est mauvais pour la santé. Une solution aussi consiste à éviter d’emmener vos enfants avec vous au supermarché. En effet, tout est fait pour les solliciter et les mettre sous tension : aux caisses, les bonbons sont au maximum à leur portée. Rien d’étonnant à ce qu’ils se sentent frustrés. Et si une crise survient au supermarché à cause d’un paquet de bonbons, n’oubliez pas d’utiliser les outils pour gérer les émotions pour désamorcer la frustration.

Avoir un environnement sain, sans bonbon

Commençons par une recommandation simple pour manger moins de sucre : ne pas acheter de bonbons quand vous faites vos courses ! C’est comme quand on fait un régime : si vous avez des paquets de gâteaux et des tablettes de chocolat à portée de main, c’est plus compliqué de résister. Vous vous éviterez aussi des conflits avec vos enfants en ayant des placards vides de bonbons. Nous l’avons constaté nous même dernièrement. Suite à un anniversaire organisé à l’école, Stanislas est revenu avec un paquet de bonbons. Depuis et tant que le sachet de bonbons n’a pas été fini, il est revenu chaque jour à la charge pour manger des bonbons. Avant cela, il n’avait jamais eu l’envie d’en manger tous les jours. CQFD !

Même lors du premier anniversaire que nous lui avons organisé pour ses 3 ans, nous n’avons pas acheté de bonbons. Peut-être vous trouverez que c’est une attitude sévère, voire austère. Parce que pour tout le monde sauf nous, la fête rime avec bonbons pour les enfants. Mais sans surprise pour nous, les enfants n’en ont pas réclamé. Pourtant tous les enfants présents à la fête ont l’habitude de recevoir des bonbons à ce genre d’occasion. Entre la tradition de la pinata et les plats proposés aux enfants pour le goûter, il y a toujours un sac de bonbons à ramener des anniversaires.

Il revient aux adultes de placer les enfants dans les meilleures conditions pour qu’ils puissent se développer et grandir en bonne santé. Etre vigilant sur ce qu’ils ingurgitent jour après jour doit être une priorité au même titre que les valeurs que nous souhaitons leur transmettre.

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