La Baby Gym, une activité idéale dès 2 ans

Quand nous avons cherché à canaliser l’énergie de notre petit garçon, nous n’avons pas cherché bien loin. Dans la micro-crèche où Stan allait, il avait déjà eu la chance de faire de la gymnastique. Nous avons donc pris contact avec le club où officiait l’intervenante de la crèche. Il se retrouve qu’il s’agissait d’un club affilié à la fédération française de gymnastique où une approche spécifique a été développée en direction des tout-petits : la baby gym. Comme son nom l’indique, à cet âge là, le terme gymnastique ne doit pas être considéré dans son acception des jeux olympiques !

Les fondamentaux de la baby Gym

Dans une ambiance récréative et détendue, l’apprentissage de la maîtrise des mouvements est fondé sur le jeu et le plaisir. Dans le cours où nous avons inscrit Stan en septembre 2018, la capacité maximale est de 20 enfants. Deux monitrices encadrent nos chers bambins. Mais il est évident qu’elles ne peuvent à elles seules gérer autant de « petits énergumènes ». Aussi les enfants de moins de 3 ans doivent être accompagnés par un adulte. Notre rôle d’accompagnateur est de mémoriser le parcours, d’aider notre enfant et éventuellement ceux des autres, à le réaliser autant que possible.

Les enfants adorent faire des cascades. C’est bien connu 🙂 Mais dans votre salon ou votre cuisine, c’est risqué ! La chance quand on est à la gymnastique : il y a des tapis bien rembourrés partout pour parer aux chutes qui ne manquent pas ! Bref, c’est un magnifique terrain de jeu sécurisé.

Au fil des séances, pratiquer la baby gym permet de développer toute une série de compétences chez le jeune enfant.

La Baby Gym pour apprendre à connaître son corps et à le maîtriser

Pour chaque exercice, les monitrices nomment précisément les parties du corps sollicitées. Un petit cours d’anatomie pour les bébés, c’est essentiel à leur âge ! De même, elles formulent les consignes en utilisant tout champs lexical inédit pour les enfants, à commencer par les objets que nous utilisons (trampoline, barres symétriques, ….). Donc forcément le premier gain d’une telle activité réside d’abord et avant tout dans l’enrichissement du vocabulaire des enfants.

Stan apprend aussi à se mouvoir dans l’espace, à s’arrêter quand on le lui demande ou encore à éviter de télescoper un petit camarade quand on lui demande de courir. Grâce à des jeux psychomoteurs qui sollicitent à la fois son esprit et ses muscles, il prend conscience de ses capacités physiques. Il doit sauter dans des cerceaux ou tourner autour de plots pour apprendre à maîtriser ses mouvements par exemple. La baby gym est aussi l’occasion de commencer à se familiariser avec la latéralisation. On verra les résultats dans quelques années !

Apprendre à respecter des consignes

Même si l’approche est volontairement ludique et fondée sur le plaisir, l’activité permet l’apprentissage d’une routine et des consignes qui lui sont associées. Une des compétences que les enfants développent n’est pas physique mais plutôt d’ordre comportemental.

Chaque cours dure environ 45 minutes qui se décomposent en 3 moments. Une phase d’échauffement suivi de la phase d’exercice à proprement parler avec un voire deux parcours à réaliser. Elle nécessite que les enfants fassent preuve d’écoute pour comprendre les consignes. Elle exige aussi de développer sa concentration pour parvenir à réaliser les exercices. Enfin, chaque session s’achève par une courte phase de « relaxation » pour revenir de l’état d’excitation dans lequel l’activité les a plongés. Stan y a appris à pratiquer une respiration lente et profonde que nous utilisons désormais aussi le soir avant d’aller dormir.

Globalement, les monitrices invitent les enfants à réaliser les exercices. Mais il ne s’agit pas d’exercer une contrainte pour les obliger à respecter scrupuleusement les consignes. Il arrive qu’un enfant soit récalcitrant ou simplement passionné par un ballon qui traîne dans le gymnase. Tout l’art consiste à les convaincre de prendre part à l’exercice sans qu’il s’agisse d’un ordre. A côté, chaque parent a la liberté de relayer les instructions de manière plus ou moins pressante.

La Baby Gym pour apprendre à vivre en société

Ronde de parents et d'enfant lors d'un cours de baby gym
La Baby gym, une activité qui se pratique en groupe

La baby gym se pratique en petit groupe, dans notre cas, de 20 enfants maximum. Cette dimension collective constitue une source d’apprentissage non négligeable pour les enfants en bas âge. Pour réaliser le parcours, il faut apprendre à respecter son tour selon l’ordre d’arrivée sur un exercice. Ce que nous ne manquons pas de rappeler à chaque fois que Stan se verrait bien passer devant tous ses petits camarades pour réaliser sa roulade préférée !

Dans le cadre des échauffements, les enfants sont souvent invités à s’échanger un ballon ou à se transmettre un objet. Si c’est anodin pour un adulte, se séparer d’un jouet qui lui est cher constitue parfois un obstacle insurmontable pour un jeune enfant.

Bref, l’activité pratiquée est une source de sociabilisation incontestable.

Coordonner ses membres

Certainement le plus évident en pratiquant la baby gym, les enfant apprennent à coordonner leurs membres. De petits exercices, comme faire l’éléphant ou le lapin, nécessite d’activer simultanément les jambes et les bras pour obtenir le déplacement souhaité. Quand on se rappelle de notre nourrisson incapable de marcher, on mesure le chemin déjà accompli.

Globalement tous les exercices proposés, qu’il s’agisse de la marche, de la course ou des sauts, développent la motricité globale de l’enfant. On travaille aussi l’équilibre statique avec le classique « jacques a dit, a dit… »

Apprendre à maîtriser ses peurs

Les monitrices sont placées au niveau des ateliers les plus complexes, délicats à gérer (barre parallèle, poutre…) ou encore les plus nouveaux (roulades arrière en milieu d’année). Et certains exercices paraissent plus difficiles que d’autres à nos enfants même s’ils sont tout petits.

Pratiquer la baby gym c’est aussi faire le cochon pendu pour vaincre ses peurs

Pour Stan, la poutre constitue toujours un atelier difficile à surmonter, même après plusieurs mois de pratique. Depuis le début de l’année, il a déjà progressé : au départ, il fallait le tenir très fortement. Désormais, il conserve un de mes doigts dans sa main. Pourtant nous lui avons déjà montré avec la monitrice que s’il tombe, il ne se fera pas mal. Parfois il se prend pour quelques centimètres à être tout seul sur la poutre sans tenir personne. Il va à son rythme pour apprendre à développer son équilibre. Surtout chaque progrès accompli renforce sa confiance en lui, une compétence capitale pour son évolution future.

Dans la pédagogie développée, j’apprécie aussi que souvent, c’est un enfant légèrement plus à l’aise sur l’exercice qui est sollicité pour montrer aux autres. Cela valorise tous les enfants au grès de leurs facilités . Cela les responsabilise vis-à-vis des autres en servant d’exemple.

Au total tous ses exercices poursuivent une seule fin : développer l’autonomie de l’enfant. Et force est de constater qu’elle fait des progrès fulgurants à cet âge là. D’ailleurs, dès l’an prochain, Stanislas pourra pratiquer la baby gym sans nous.

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